Sortie de cadre, fenêtre brisée II

« En observant seulement la surface, tu ne verras qu’une transparence de verre ;
À l’instant où ton regard dépassera la frontière, l’arc-en-ciel te sourira ;
Il te faudra alors, accueillir ta propre lumière ;
Sans quoi, le monde des couleurs t’échappera. »

Au plus profond de toi, coule une rivière inépuisable d’où jaillit la pierre de ton cœur. Lorsque tu penses perdre un morceau, être entaillé(e) jusqu’en ton âme.. Souviens-toi qu’il faut savoir perdre, qu’une fois dépouillé(e) de ton armure, la lumière n’en brille que plus librement. Telle la pierre brute devenue le diamant poli.

– Que la vie te frappe ou te caresse, tu es ta propre voile.  –

Tu es libre. Tu es toi. Tout comme si le regard n’avait jamais existé, celui de la chair conditionnée par le système. Et même si cela t’amène à traverser l’épreuve des flammes ; ne vaut-il mieux pas être brûlé(e) par sa propre vie, plutôt que s’éteindre dans les souliers d’un autre ?

– Qu’importe l’enfer, le paradis, les demies-teintes. Trouver le juste équilibre. –

Nous réalisons chaque journée, un voyage aux travers des mailles du temps. Éprouver son humanité au contact de la vie, danser entre les épreuves, les silences, les victoires. Se dessiner chaque jour, sur le papier de l’existence. Comprendre soudainement, le cadeau inouï que nous offre l’incarnation. De chaque réveil, cultiver le don d’exister, de ressentir, d’apprendre.

– Tu me connais sous ce nom et me reconnaîtras sous un autre, tu le sais : l’infini épouse l’éphémère. –

Qui suis-je pour retenir ce qui ne souhaite rester, qui es-tu pour détruire ce qui pulse en harmonie ? Nous ne possédons le dernier mot sur la vie, la vie détient l’ultime note sur nous-même. Déployer tes bras comme tu déploierais tes ailes, parfois fermer les yeux, d’autre fois ouvrir son cœur et souvent, marcher l’âme consciente.

Vivre c’est tout ça à la fois ; comprendre sans le dire, connaître mais recommencer, ressentir puis créer, embrasser ses stigmates et enfin, apprivoiser son histoire.

Les milliers de visages et les milliards de pas, n’iront jamais nulle part s’ils ne portent en eux, l’amour et la compassion. Bien-sûr, ils franchiront d’infinies distances mais se seront-ils un jour rencontrés ? N’y a t-il point de plus grand voyage que celui entrepris en soi-même ? Les paysages extérieurs vont de pair aux ascensions intérieures, aussi vaste soit ton âme, aussi étendue seront tes frontières.

– Tu es la carte, le guide et le passager. –

Alors dis-moi, si la carte pointait une maison ;
Celle-ci serait-elle un lieu, ou des êtres ?

Si tu étais guide d’une destination ;
Cet endroit serait-il le but, ou la trame de ta vie ?

En étant le passager ;
Te soucierais-tu du temps qui passe, ou en ferais-tu un instant d’éternité ?

Kimy B.

Publié par Conscienciel.

Tout simplement passionnée par l’écriture. À tous ceux qui diraient que les mots ne sont que des mots, je leur répondrai ceci : Peux-tu dire de la musique, capable de vibrer du corps jusqu’à l’âme; qu’elle n’est que musique ? Peux-tu dire du seul contact de la peau, permettant de sauvegarder un être en péril; qu’il n’est que contact ? Peux-tu dire d’un regard silencieux mais combien criard, qu’il n’est que regard ? Les mots sont l’histoire, la vie et la mémoire. Les mots sont le souffle, l’énergie, l’intention, la pensée, la particule, l’enveloppe de la vibration; ils sont l’outil, le moyen, le début, l’intermédiaire, le point, le trait, le contour. Lorsque tu n’en auras plus besoin et seulement ici, tu comprendras combien ils t’ont élevé.