« Il y a la famille d’où nous venons. La famille composée par l’apport du temps et des expériences vécus en commun. Enfin, la famille que nous créons. »
Ce n’est pas seulement la situation qui exige que l’on se questionne sur notre capacité à l’endurer ou non, ce sont également nos ressources morales, psychologiques, physiques. Trop longtemps et trop de fois, nous passons à coté de notre voix, ne prêtant guère attention au cœur de nos émotions. J’ai crié souvent à l’intérieur et tué à la fois, toute l’intensité de mes sentiments. Doucement, je m’envolais avec les ailes du papillon.
Ici, c’est mon encre, mes mots, mon âme. Trop longtemps dépossédée de mon corps, dépossédée de mes choix et culpabilisée quant à la direction de mes pas. À quoi cela sert-il de respirer si c’est pour payer le prix de chaque inspiration ? J’ai cherché l’approbation, la validation, la bénédiction, sans jamais les trouver. Je n’avais plus rien, ni toit, ni chemin. J’ai tout reconstruit les mains vides, absente du passé, lointaine du futur, au présent inconnu. J’ai brûlé et je suis tombée, sans repères fiables, petit mouton noir naturellement muselé. Aujourd’hui si je dois me relever encore plus haut que toutes ces épreuves, ce ne sera jamais plus pour espérer votre amour. J’y renonce.
Un amour combien destructeur. Toujours un peu plus. Un peu plus loin. Dans le silence absolu, j’éteignais les lumières de mon corps. Toutes ces questions, ces tenants et aboutissants pour comprendre comment vous apparaitre, tel que vous vouliez que je sois. C’est terminé. Comprenez-vous ?
Si j’avais du être, un seul jour, acceptée pour ce que je suis, me ressentir à ma place, accompagnée sans jugement, tout simplement aimée, ce moment serait déjà arrivé.
Je lâche-prise, m’accepte, me respecte, me détache de votre regard et de cette personne que vous aviez fabriqué à ma place. Il est grand temps que je m’aime.
Kimy B.