« Pour notre cœur, toujours cette douceur.
Cette très ancienne plume, trempée dans un peu de bonheur.
Les formes ne cessent de changer, si bien que l’habit est un leurre.
Ton âme, elle, jamais ne meurt. »
Ce ne sont pas de grandes idées, non..
C’est une toute petite voix ;
Tout au fond de soi.
Continuer à entrer dans la case ;
Ou dissoudre les cotés de celle-ci ?
Me fondre en leurs attentes à mon égard ;
Ou retrouver le fil de ma propre vie ?
L’instant où j’ai renoncé à réussir ;
Seulement pour vivre ;
Pour être comme il faut, comme ils disent ;
[ Je me suis rencontrée. ]
Depuis si longtemps désaccordée ;
Observant le temps défiler.
Pendant toutes ces années ;
Figurante et pourtant persuadée ;
De tenir le premier rôle ;
Toujours au contrôle.
Rien n’est jamais plus pareil ;
Lorsque l’on se réveille ;
Enfin face à soi-même ;
Libre oxygène.
La nudité de l’âme est saisissante ;
Déroutante.
Tout à fait présente ;
Perceptive et vibrante.
S’exposer tel que l’on est ;
Traversant silencieusement l’instant T.
Mis à terre ;
Le cœur dans les airs ;
Dans ce milliard d’intermédiaires ;
Se dépouiller du moindre faux airs.
Corps à cœur, cœur à corps ;
Par ce fragile fil d’or ;
[ Épouser sa propre unité. ]
Kimy B.