Pluralité mosaïque.

« Pour notre cœur, toujours cette douceur.
Cette très ancienne plume, trempée dans un peu de bonheur.
Les formes ne cessent de changer, si bien que l’habit est un leurre.
Ton âme, elle, jamais ne meurt. »

Ce ne sont pas de grandes idées, non..
C’est une toute petite voix ;
Tout au fond de soi.

Continuer à entrer dans la case ;
Ou dissoudre les cotés de celle-ci ?
Me fondre en leurs attentes à mon égard ;
Ou retrouver le fil de ma propre vie ?

L’instant où j’ai renoncé à réussir ;
Seulement pour vivre ;
Pour être comme il faut, comme ils disent ;

[ Je me suis rencontrée. ]

Depuis si longtemps désaccordée ;
Observant le temps défiler.

Pendant toutes ces années ;
Figurante et pourtant persuadée ;
De tenir le premier rôle ;
Toujours au contrôle.

Rien n’est jamais plus pareil ;
Lorsque l’on se réveille ;
Enfin face à soi-même ;
Libre oxygène.

La nudité de l’âme est saisissante ;
Déroutante.

Tout à fait présente ;
Perceptive et vibrante.

S’exposer tel que l’on est ;
Traversant silencieusement l’instant T.

Mis à terre ;
Le cœur dans les airs ;
Dans ce milliard d’intermédiaires ;
Se dépouiller du moindre faux airs.

Corps à cœur, cœur à corps ;
Par ce fragile fil d’or ;

[ Épouser sa propre unité. ]

Kimy B.

Publié par Conscienciel.

Tout simplement passionnée par l’écriture. À tous ceux qui diraient que les mots ne sont que des mots, je leur répondrai ceci : Peux-tu dire de la musique, capable de vibrer du corps jusqu’à l’âme; qu’elle n’est que musique ? Peux-tu dire du seul contact de la peau, permettant de sauvegarder un être en péril; qu’il n’est que contact ? Peux-tu dire d’un regard silencieux mais combien criard, qu’il n’est que regard ? Les mots sont l’histoire, la vie et la mémoire. Les mots sont le souffle, l’énergie, l’intention, la pensée, la particule, l’enveloppe de la vibration; ils sont l’outil, le moyen, le début, l’intermédiaire, le point, le trait, le contour. Lorsque tu n’en auras plus besoin et seulement ici, tu comprendras combien ils t’ont élevé.