« Ne nous condamnons pas à vivre sans âme, ce vil château de cartes. »
J’ai espéré, rencontré, éloigné.
Nous avions prié, promis, dissous.
Ils avancent, marchent, glissent, têtes fermées.
Rien ne s’ouvre.
Vous revenez, vous disséquez, vous dissociez.
Fonctionnement ignoré.
Leurre.
Tu m’insuffles : chaque pas est une victoire.
Nous sommes vainqueurs.
Architectes, bâtisseurs, créateurs.
Je n’ai rien gagné, j’ai seulement résisté avec espoir.
Ils s’accrochent, au fil invisible.
Vous êtes, la nature du chemin.
Nous impulsons, libres consciences devenues cibles.
Risibles.
Je suis le corps, le fluide ralentit.
Nous comprimons, nous compactons.
Tu ondules, traces, esquisses.
Le mouvement coloré, ils sont l’impression.
Avec lenteur je fais corps, véhicule et confinement.
Tu es le reflet, du temps saccadé.
Nous agglomérons, freinons inlassablement.
J’explore en chair, dédouble par l’esprit projeté.
Vous révélez le multiple, l’angle, la parallaxe.
Tu es l’encre, l’énigme, l’infini spectral.
Endormis, vivants, réveillés, morts.
Sortis de la boîte, les parois sur la peau.
De lumière et d’or.
L’éternel écho.
Kimy B.