Le cœur matriochka.

« Ne nous condamnons pas à vivre sans âme, ce vil château de cartes. »

J’ai espéré, rencontré, éloigné.
Nous avions prié, promis, dissous.
Ils avancent, marchent, glissent, têtes fermées.
Rien ne s’ouvre.

Vous revenez, vous disséquez, vous dissociez.
Fonctionnement ignoré.
Leurre.


Tu m’insuffles : chaque pas est une victoire.
Nous sommes vainqueurs.
Architectes, bâtisseurs, créateurs.
Je n’ai rien gagné, j’ai seulement résisté avec espoir.


Ils s’accrochent, au fil invisible.
Vous êtes, la nature du chemin.
Nous impulsons, libres consciences devenues cibles.
Risibles.


Je suis le corps, le fluide ralentit.
Nous comprimons, nous compactons.
Tu ondules, traces, esquisses.
Le mouvement coloré, ils sont l’impression.

Avec lenteur je fais corps, véhicule et confinement.
Tu es le reflet, du temps saccadé.
Nous agglomérons, freinons inlassablement.
J’explore en chair, dédouble par l’esprit projeté.

Vous révélez le multiple, l’angle, la parallaxe.
Tu es l’encre, l’énigme, l’infini spectral.

Endormis, vivants, réveillés, morts.
Sortis de la boîte, les parois sur la peau.
De lumière et d’or.
L’éternel écho.

                                                      Kimy B.

Publié par Conscienciel.

Tout simplement passionnée par l’écriture. À tous ceux qui diraient que les mots ne sont que des mots, je leur répondrai ceci : Peux-tu dire de la musique, capable de vibrer du corps jusqu’à l’âme; qu’elle n’est que musique ? Peux-tu dire du seul contact de la peau, permettant de sauvegarder un être en péril; qu’il n’est que contact ? Peux-tu dire d’un regard silencieux mais combien criard, qu’il n’est que regard ? Les mots sont l’histoire, la vie et la mémoire. Les mots sont le souffle, l’énergie, l’intention, la pensée, la particule, l’enveloppe de la vibration; ils sont l’outil, le moyen, le début, l’intermédiaire, le point, le trait, le contour. Lorsque tu n’en auras plus besoin et seulement ici, tu comprendras combien ils t’ont élevé.