« Dis-toi qu’ils ne sont plus là, ces obstacles entre toi et toi-même. Fais ce que tu es, respire à pleins poumons, dessine ta lumière autant que possible. »
Ok.. Tu es arrivé(e) ici, tes yeux et ton âme sont focalisés à lire ces mots.
Je vais te rappeler une chose, ce temps là, tu ne le rattraperas pas. Tu n’y penses sûrement pas à cet instant mais, je veux que tu le saches. Si tu es prêt(e) à m’offrir deux minutes en gardant consciemment à l’esprit que tu ne pourras reprendre ce temps, alors suis-moi.
Nous traversons ensemble un couloir aux murs transparents, afin d’y conserver une vue d’ensemble. Toutefois, tu ne peux reculer, avancer et changer de sens simultanément ; il te faut comprendre le mouvement de ta direction. T’a t-on appris à fuir ce que tu ne saisis pas ? À rejeter ce que tu ne peux approuver ou, aimer ? Si tu veux continuer à me suivre dans ce couloir, je te demanderai de ne pas sortir la petite boîte dans laquelle, tu ranges parfois ce que tu ne peux maîtriser. Cette petite boîte ressemble aux murs de ce couloir, elle est là mais tu ne l’observes pas. Elle enferme sans se montrer. Tellement de choses ont le contrôle sur ta vie, sans que tu ne le vois directement. Il y a cependant un point majeur sur lequel, je veux t’emmener sans plus attendre.
Tant que ton corps respire, que ton cœur bat, tu oublies l’un et l’autre.
Voilà ce qui trace la ligne des plus grands regrets : ne pas avoir pris le temps de vivre.
Je ne te parle pas de succès, de salaire, de réputation.
Je te parle de la tombe que tu portes sur ton dos, de l’urne qui prend place sur le sens que tu donnes aux jours qui te sont accordés.
– Si tu apprenais le moment exact où ton existence physique s’achèverait, continuerais-tu ainsi ?
– As-tu seulement pris le temps de penser à toutes ces choses qu’il ne te sera plus possible de faire, quand tes mains traverseront la matière, que ta voix ne sera plus qu’une onde et ta présence, un fluide transparent ?
Je te le répète sûrement : ta paix est ton bien le plus précieux ; ton temps, ta monnaie la plus inestimable.
N’attends pas de perdre ta respiration et la rythmique de ton cœur, pour prendre le temps. Les essentiels de ta vie seront ton éternité. Sache ce qui est essentiel pour toi. Prépare à chaque instant, ta paix. Ne te trahis pas, même si ton dessin semble incompréhensible aux yeux d’autrui. Sois certain(e) de te battre autant que tu le peux, pour comprendre le sens du mot Humanité.
Pardonner. Pardonner, marcher, ne pas oublier de se mettre à genoux, nous ne sommes jamais aussi grands que lorsque nous nous abaissons. Et par-dessus tout, accomplir son âme dans sa vie. Sa vie dans son âme. Jusqu’au bout, vraiment, libre de laisser sur son passage, tout ce qui à nos yeux, importaient au-delà de tout.
Kimy B.