Mettre au monde, notre propre couleur.

« Il faut être assez fort, pour dresser la voile de son inspiration. 
Porté vers la rencontre, de son univers intérieur. »

Mettre au monde, cet esprit qui nous habite. Parce qu’il est partout, dans chacune de nos pensées. L’artiste sait, le véritable artiste dans l’âme ne touche son point de grâce qu’en expulsant sa créativité intérieure. Comme si tout avait une raison d’être, dès lors que nous pouvons enfin communiquer notre véritable couleur au monde. Là, sur notre voie, à notre place et ne voulant plus jamais arrêter. Continuer, encore et encore, car le combat était si dur auparavant.

Avant..

C’était être dans les pantoufles d’une autre personne, pas tout à fait présent à soi-même, si décalé à l’intérieur, un peu à la dérive sans ne rien laisser transparaitre, se demander la raison de tout ceci, endormi mais éveillé, vivant et éteint. Avant c’était.. Être un carré dans une structure où toutes les pièces étaient rondes.

Trouver. Se trouver. Crier à l’intérieur, le cri de délivrance. Avoir développé le courage de n’être comme personne, d’être seulement teinté de sa nuance, de sa sonorité et tant pis si ça ne colle avec rien d’autre. Parce que.. collé avec tout le reste quand on ne colle pas avec soi-même, c’est être dévoré d’une solitude sans nom. Ce n’est même plus se souvenir de qui l’on est, c’est.. avoir vendu son âme au feu de l’oubli. Son propre oubli.

Quand j’écris, je ressens toute la raison d’être de ma respiration. Je sais pourquoi, je sais comment, je ressens mon âme avec une intensité depuis mon thorax. Quand j’écris, je m’écris, je sors de la ligne quotidienne et rencontre mon propre centre. Il n’y a plus de matière, ou plutôt, il y a absolument tout mon esprit dans la matière. Je mets au monde ma couleur d’âme, me dévoile, me révèle ; je vis et vibre à l’unisson.

Kimy B.

Publié par Conscienciel.

Tout simplement passionnée par l’écriture. À tous ceux qui diraient que les mots ne sont que des mots, je leur répondrai ceci : Peux-tu dire de la musique, capable de vibrer du corps jusqu’à l’âme; qu’elle n’est que musique ? Peux-tu dire du seul contact de la peau, permettant de sauvegarder un être en péril; qu’il n’est que contact ? Peux-tu dire d’un regard silencieux mais combien criard, qu’il n’est que regard ? Les mots sont l’histoire, la vie et la mémoire. Les mots sont le souffle, l’énergie, l’intention, la pensée, la particule, l’enveloppe de la vibration; ils sont l’outil, le moyen, le début, l’intermédiaire, le point, le trait, le contour. Lorsque tu n’en auras plus besoin et seulement ici, tu comprendras combien ils t’ont élevé.